Extrait 2
"Au bout de quelques minutes Magali entendit son mari dire qu’il avait
retrouvé la quasi-totalité de ses sensations. Elle pensa que le moment était venu de s’en assurer. Elle se leva calmement et vint se placer dans l’encadrement de la porte de la chambre. Elle
s’assura que son mari pouvait la voir.et se débarrassa de son tee-shirt. Lentement elle fit glisser sa jupe en se trémoussant de manière sensuelle puis d’un geste précis, fit sauter l’agrafe de
son soutien-gorge. Avant de le quitter elle enserra ses seins dans ses mains, les massa légèrement. Puis la culotte en dentelle roula sur ses cuisses et rejoignit les autres vêtements. Elle rit
doucement, haussa l’épaule droite en clignant des yeux et magnifique d’impudeur se dirigea vers la salle de bains. Jean-Charles ne tarda pas à la rejoindre."
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Par Jean Chabaud
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EXTRAIT 1
« Alors, elle pensa au destin sans quoi rien ne se produit. Le destin
qui, par ses allusions, ses silences, ses non-dits était parvenu à influencer leurs pensées, leurs comportements, telle une araignée tissant sa toile autour de ses victimes. Ce destin là
s’appelait-il Mygale ? Il était parvenu à les enfermer, à leur insu, dans une sorte de huis clos où régnaient le désir, le plaisir ou le travail occasionnellement. Le destin s’appelait-il
Mygale comme le titre provisoire du roman qui les avait réunis ? Décidément le destin était le meilleur romancier du monde......
A ce moment précis, elle eut une impression bizarre. Elle s’imagina un
court instant qu’il était là, dans sa chambre et qu’il lui disait : « viens ». Elle parcourut la pièce du regard, fut déçue de ne pas
le trouver. La sensation était persistante. Il l’appelait. Son cœur se mit à battre plus fort. Le rayon de soleil avait atteint le haut de ses cuisses et Jean-Charles l’appelait. »
Par Jean Chabaud
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Extrait 1
« Pendant quelques instants, j’ai hésité à sortir. Cette démarche était ridicule. J’allais avoir bientôt
cinquante huit ans ! Qu’avais-je à espérer d’une rencontre avec une silhouette, certainement celle d’une femme, en pleine campagne, dans le petit matin ? Je ne cherchais aucune espèce d’aventure. Alors ? »
Par Jean Chabaud
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Publié dans : ombre marais
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